Feeling Magical Energy

The witch’s main tool is, of course, magical energy. Witchcraft can work without preparation. You can find a spell in a grimoire or on the Internet and experiment with it without preparation or training and maybe it will work. But daily training will bring you to an unsuspected level of achievement and skill. Imagine: suddenly the whole world comes alive, suddenly your everyday world comes alive, inhabited by an energy and a life you never knew existed before.

With a little practice, every part of your universe, including your own body, will come alive as your sensitivity grows.

The whole point of witches is to stand upright, like the Tree of Life, stretched between Heaven and Earth.

The Shadow’s Witches do not bend the knee before anyone, neither mortal nor immortal. Shadow Witches are a kind of ontological anarchists: neither gods nor masters. Not that they do not believe in « gods ». Through their practices, they know that there are forces beyond their understanding and probably beyond their power of the moment, but although they respect these beings, they do not feel inferior to them.

Witches are free beings because they rely only on themselves, on their own intelligence, on their own culture, on their own creativity and especially on their own magical power. Therefore nothing, no one, no institution, no individual and no spirit has their destiny in hand. They are masters of their own destiny.

It should be noted in passing, that the belief in some form of predestination, whether it is the fact of an almighty God or the weave of the Nornes is an intellectual and spiritual brake for the witch. Indeed, believing that her life is pre-set in some way, or that it is subject to an implacable determinism can only block the practitioner of witchcraft who must believe himself to be as free as possible in order to implement his powers and accomplish his true will.  

Does the witch draw her strength from the depths of the earth to sow the Heavens, does she capture her energy from the infinite heavens to fertilize Mother Earth or does she plunge into her own inner depths to draw the infinite power that resides there?

In truth, she does all this, for the witch is a child of Heaven and Earth, a child of the starry world and the blue star. When she practices, the witch is herself the Universe and the center of it.  She stands between the visible and the invisible, in the twilight and liminal space between darkness and light, between feminine and masculine. The witch operates between the solar energy associated with the Sky and the lunar energy associated with the Earth, between the incarnated bodies and the world of the spirits, between the Chaos of infinite possibilities and the Order of multiple manifestation.

The witch plays with categorizations, labels and prejudices. She stands before the Mystery like the poet on the jagged cliff contemplating the waves, the sparkling foam and the iridescent morning light of the world.

In her heart, in a pulsating star, the golden light of celestial-solar energy and the deep silver emerald of luno-terrestrial energy come together.  

*

SENTIR L’ENERGIE MAGIQUE

Le principal outil de la sorcière est, bien sûr, l’énergie magique. La sorcellerie peut fonctionner sans préparation. Vous pouvez trouver un sortilège dans un grimoire ou sur Internet et l’expérimenter sans préparation ni entraînement préalable et peut-être qu’il fonctionnera. Mais un entraînement quotidien vous amènera à un niveau de réalisation et de compétence insoupçonné. Imaginez : soudain le monde dans son entièreté devient vivant, soudain votre univers quotidien s’anime, habité par une énergie et une vie dont vous ignoriez jusque-là l’existence.

Avec un peu de pratique, chaque parcelle de votre univers, y compris votre propre corps va s’animer alors que votre sensibilité va s’accroître.

Tout le propos des sorcières est de se tenir droit, tel l’Arbre de Vie, tendu entre le Ciel et la Terre.

Les sorcières de l’Ombre ne ploient le genou devant personne, ni mortel ni immortel. Les sorcières sont des sortes d’anarchistes ontologiques : ni dieux, ni maître. Non qu’elles ne croient pas dans les « dieux ». Par leurs pratiques, elles savent qu’il existe des forces qui dépassent leur compréhension et sans doute leur puissance du moment mais quoiqu’elles respectent ces êtres, elles ne se sentent pas inféodées par eux.

Les sorcières sont des êtres libres parce qu’elles ne comptent que sur elles-mêmes, sur leur propre intelligence, sur leur propre culture, sur leur propre créativité et surtout sur leur propre puissance magique. Aussi rien, ni personne, aucune institution, aucun individu et aucun esprit n’a leur destin en main. Elles sont maîtres de leur propre destin.

A noter au passage, que la croyance en une forme de prédestination quelconque, qu’elle soit le fait d’un Dieu tout puissant ou la trame des Nornes est un frein intellectuel et spirituel pour la sorcière. En effet, croire que sa vie est pré-tracée d’une quelconque façon, ou qu’elle est soumise à un déterminisme implacable ne peut que bloquer le pratiquant de la sorcellerie qui doit se croire le plus libre possible afin de mettre en œuvre ses pouvoirs et accomplir sa véritable volonté.  

La sorcière puise-t-elle ses forces dans les profondeurs terrestres afin d’ensemencer le Ciel, capte-t-elle son énergie des cieux infinis afin de fertiliser la Terre Mère ou plonge-t-elle dans ses propres profondeurs intérieures afin d’y puiser le pouvoir infini qui y réside ?

En vérité, elle fait tout cela, car la sorcière est enfant du Ciel et de la Terre, enfant du monde étoilé et de l’astre bleu. Lorsqu’elle pratique, la sorcière est elle-même l’Univers et le centre de celui-ci.  Elle se tient debout entre le visible et l’invisible, dans l’espace crépusculaire et liminaire entre les ténèbres et la lumière, entre le féminin et le masculin. La sorcière opère entre l’énergie solaire associée au Ciel et l’énergie lunaire associée à la Terre, entre les corps incarnés et le monde des esprits, entre le Chaos des possibilités infinies et l’Ordre de la manifestation multiple.

La sorcière se joue des catégorisations, des étiquettes et des préjugés. Elle se tient debout devant le Mystère comme le poète sur la falaise déchiquetée qui contemple les flots, l’écume étincelante et la lumière irisée du matin du monde.

En son cœur, en une étoile palpitante, se rejoignent la lumière d’or de l’énergie célesto-solaire et l’émeraude argent profond de l’énergie luno-terrestre.  

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