Sorcery : a tool to explore the multiverse

One of the main characteristics of Sorcery also lies in the exploration of oneself and of the vast Universe without knowing exactly where one begins and where the other ends.

We can cite a few practices:

Scrying allows to pierce with the glance the veil between ordinary and non ordinary reality through the contemplation of a mirror (black in general), a crystal ball, natural elements such as fire, clouds, water, rock or the natural world in general. The images seen can be interpreted as blurred or precise glimpses of a world parallel to our prosaic, everyday reality or as projections of our consciousness. Both interpretations do not necessarily contradict each other because the sorcerer knows that his inner world is a reflection of the outer world.

The microcosm contains the macrocosm, It is true, without lie, certain, & very true: What is below is like what is above; and what is above is like what is below, to work the miracles of one thing alone says the Emerald Table.

In the evocative practice, the sorcerer will be able to meet and converse with the spirits that will manifest themselves more or less in front of him, in the mirror or the crystal ball. Once again, the fact that these spirits are real spirits independent of the sorcerer or projections of aspects of his personality does not in any way detract from the interest of such practices which will always reveal parts of a reality, external or internal, deeper than the daily reality.

Shamanic travel is a practice that allows one to travel through trance into the other world and its many kingdoms. Whether the trance is induced by entheogenic substances or by the rhythm of the drum, the journey is accessible to all. We must indeed get rid of the idea that witch practices are reserved for a small minority. For centuries, religious prejudices first, then scientific and materialist, have relegated Art (another name given to magic) to small groups who have, in turn, limited its access to the masses by setting up elitist structures.

But even without psychotropic substance and even without initiation, one can experience the journey between worlds.

More and more people set out to discover the infinite inner spaces where one meets power animals, guiding spirits, or strange spirits in settings sometimes worthy of the most beautiful science fiction or fantasy films. We can also make less pleasant encounters because, whether the new-age proponents like it or not, spirits are not always gentle and domesticated forces. The « dark » aspect of mythologies and life on Earth is there to remind us of this.

Here again, we can ask ourselves the question: does the shaman who travels in a state of light or deep trance, explore the hidden sides of his psyche or does he explore a world outside of himself?

The rational mind thinks that there is an opposition in the possible answers to this question. But perhaps it is necessary to free oneself from an overly rational mind. One could not say it better than the Gnostic Nicolas Berdaïev: Man is a small universe, a microcosm, such is the fundamental truth of knowledge, necessary for the very existence of knowledge. The universe can penetrate man, be assimilated to him, reached and known, for this reason alone that there is in man the substance of the world, in force and in quality, that man is not a fragmented part of the universe but as a whole a tiny universe. The endosmosis and exosmosis of knowledge is only conceivable between the microcosm and the macrocosm. Man, through knowledge, penetrates in the sense of the universe as in that of a superior man, of a macroanthropy. And the universe penetrates man and communicates its creative force to him, as to an inferior universe, to a microcosm. Man and the cosmos exchange their forces, as equals. And knowledge is a struggle of strength between peers, not the struggle of dwarves against giants.       

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L’une des caractéristiques principales de la Sorcellerie réside également dans l’exploration de soi et du vaste Univers sans que l’on ne sache d’ailleurs pas avec exactitude où commence l’un et ou termine l’autre.

On peut citer quelques pratiques :

Le scrying permet de percer du regard le voile entre réalité ordinaire et non ordinaire par l’intermédiaire de la contemplation d’un miroir (noir en général), d’une boule de cristal, d’éléments naturels comme le feu, les nuages, l’eau, la roche ou le monde naturel en général. Les images aperçues peuvent être interprétées comme des éclats tantôt flous, tantôt précis, d’un monde parallèle à notre réalité prosaïque et quotidienne ou bien comme des projections de notre conscience. L’une et l’autre interprétation ne se contredisent pas forcément car le sorcier sait que son monde intérieur est le reflet du monde extérieur.

Le microcosme contient le macrocosme, Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable : Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose dit la Table d’Emeraude.

Dans la pratique évocatoire, le sorcier pourra rencontrer et converser avec les esprits qui se manifesteront peu ou prou devant lui, dans le miroir ou la boule de cristal. Une fois encore que ces esprits soient de réels esprits indépendants du sorcier ou des projections d’aspects de sa personnalité n’enlève en rien l’intérêt de telles pratiques qui dévoileront toujours des pans d’une réalité, extérieure ou intérieure, plus profonde que la réalité quotidienne.

Le voyage chamanique est une pratique qui permet de voyager par la transe dans l’autre monde et ses nombreux royaumes. Que la transe soit induite par des substances enthéogènes ou par le rythme du tambour, le voyage est accessible à tous. Il faut en effet se départir de l’idée que les pratiques sorcières sont réservées à une petite minorité. Les préjugés religieux d’abord, puis scientistes et matérialistes ont depuis des siècles relégués l’Art (autre nom donné à la magie) à des petits groupes qui en ont, à leur tour, limité l’accès à la masse par la mise en place de structures élitistes.

Mais même sans substance psychotrope et même sans initiation, on peut vivre le voyage entre les mondes.

De plus en plus de personnes s’élancent à la découverte des espaces intérieures infinis où l’on rencontre animaux de pouvoir, esprits guides, ou esprits étranges dans des cadres parfois dignes des plus beaux films de science-fictions ou de fantasy. On peut aussi y faire des rencontres moins agréables car n’en déplaise aux tenants new-age, tout sucre, tout miel, les esprits ne sont pas toujours des forces gentilles et domestiquées, l’aspect « sombre » des mythologies et de la vie sur Terre est là pour nous le rappeler.

Là encore, on peut se poser la question : le chamane qui voyage en état de transe légère ou profonde, explore-t-il les faces cachées de sa psyché ou explore-t-il un monde extérieur à lui ?

L’esprit rationnel pense qu’il y a une opposition dans les réponses possibles à cette question. Mais peut-être faut-il se libérer d’un esprit trop rationnel. On ne saurait mieux le dire que le gnostique Nicolas Berdaïev : L’homme est un petit univers, un microcosme, telle est la vérité fondamentale de la connaissance, prénécessaire à l’existence même de la connaissance. L’univers peut pénétrer l’homme, être assimilé à lui, atteint et connu, pour cette seule raison qu’il y a dans l’homme la substance du monde, en force et en qualité, que l’homme n’est pas une part fragmentée de l’univers mais dans son entier un univers minuscule. L’endosmose et l’exosmose de la connaissance ne sont concevables qu’entre le microcosme et le macrocosme. L’homme, par la connaissance, pénètre dans le sens de l’univers comme dans celui d’un homme supérieur, d’une macroanthropie. Et l’univers pénètre dans l’homme et lui communique sa force créatrice, comme à un univers inférieur, à un microcosme. L’homme et le cosmos échangent leurs forces, d’égal à égal. Et la connaissance est une lutte de force entre pairs, et non le combat des nains contre les géants[1].        


[1] Nicolas Berdiaev, Le sens de la Création, DDB, 1955, pp 83 – 84

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